Rencontre avec Arnaud Teyssier, biographe de Philippe Séguin

A lire pour se souvenir de ce que Philippe Séguin a apporté au débat national. Héritier du gaullisme social, il avait une vraie vision pour la France. Un grand homme, auprès de qui j’ai beaucoup appris.

Merci à Arnaud Teyssier pour ce travail historique remarquable qui remet en perspective la pensée d’un homme d’exception qui aurait mérité encore plus de reconnaissance de son vivant. Son analyse sans complaisance, sa verve, ses bons mots, ses coups de gueule, son côté séducteur aussi nous manquent.

J’ai eu grand plaisir à l’inviter pour évoquer Philippe Séguin samedi 2 décembre, devant une assemblée captivée par ses anecdotes et l’hommage du biographe à ce personnage illustre. 

Groupe de travail sur le financement de la vie associative

J’ai participé à une séance de travail, sous l’égide de la Fondation de France, relative à la vie associative, et notamment à ses difficultés de financement. Je suis également intervenu à l’Assemblée Nationale sur ce sujet, fort de mes expériences locales en la matière et des échanges avec un collectif vosgien d’associations avec lequel j’ai travaillé la semaine passée.

Défense des droits des salariés de filiales françaises de groupes internationaux

Gérard Cherpion, en tant qu’orateur pour le groupe Les Républicains et spécialiste des questions travail-emploi, et moi-même en tant que coordinateur pour le groupe Les Républicains de la Commission des affaires sociales, avons réussi à nous faire entendre du Gouvernement et de la majorité en faisant adopter plusieurs amendements ! Ainsi, sous notre impulsion, la fermeture de filiales françaises de groupes internationaux ne sera pas possible en cas de fraude de ces entreprises. Cette mesure n’enlève en rien à la liberté des entreprises, mais protège les salariés français des rares entreprises frauduleuses. Nous avons également permis de renforcer les droits des salariés lorsqu’ils refusent un accord de compétitivité.

Débouché ferroviaire sud

Sillon Lorrain : en tant que conseiller communautaire, j’ai siégé au dernier conseil syndical du Sillon Lorrain. La Délégation spinalienne a validé le débat d’orientation budgétaire 2018 du Pôle métropolitain au sein duquel l’agglomération d’Epinal tient à développer des projets importants, comme le débouché ferroviaire sud via la ligne Nancy-Epinal-Belfort-Belfort TGV. J’apporte mon soutien total à ce projet pour lequel Michel Heinrich s’est engagé de longue date, et j’ai d’ailleurs cosigné un courrier au Premier Ministre et à la Ministre des Transports, avec les autres parlementaires Vosgiens à ce propos, en complément.

Défendre un projet, ce n’est pas s’opposer par doctrine…

J’ai été nommé, en tant que Député, pour siéger au sein du Conseil national de l’Insertion par l’Activité Economique (CNIAE), entité directement rattachée auprès du Premier ministre afin de conduire des réflexions sur l’IAE, de coordonner les acteurs et d’impulser des initiatives.

Par ailleurs, suite à l’avis parlementaire que j’ai rendu sur le budget « Travail et Emploi » 2018, et notamment sur les crédits alloués à l’Insertion par l’Activité Economique, j’ai été reçu à l’Hôtel Matignon ce lundi 14 novembre, afin d’évoquer les propositions que j’ai pu faire dans le cadre de ce rapport.

L’insertion des hommes et des femmes éloignés de l’emploi doit être une priorité. La baisse du nombre de demandeurs d’emplois, outre les impacts social et sociétal évidents, a des conséquences économiques sur la compétitivité des entreprises qui verront le coût du travail baisser.

J’ai défendu mes convictions sur l’IAE lors des débats à l’Assemblée Nationale relatifs au Projet de Loi de Finances 2018. L’IAE est outil d’inclusion professionnelle et de développement territorial qui a fait ses preuves. C’est avec le regard de Président du Pôle

EcoTer et grâce aux liens de proximité établis avec les associations et entreprises d’insertion que j’ai pu proposer et défendre des amendements qui à mon sens, dépassent les questions de sensibilité politique.

Je fais d’ailleurs le constat que l’échange est plus ouvert à Matignon qu’avec mes collègues de l’Assemblée, les députés « En marche » refusant dogmatiquement et systématiquement tous les amendements que nous déposons et défendons.

l’agenda

  • Réunion de travail avec les Présidents des 3 chambres consulaires (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Chambre d’Agriculture) pour réfléchir sur leurs missions de service public et sur la manière d’appréhender les coupes sombres dans le budget des consulaires
  • Vendredi 10, j’ai passé l’après-midi auprès des Jeunes Dirigeants, en visitant deux sociétés (Vangilve et Sumiriko à Epinal), avant de participer à une conférence débat avec les chefs d’entreprises Vosgiens.
  • J’ai rencontré Nathalie Boy de la Tour, Présidente de la Ligue Française de Football, ainsi que de Pascal Boniface de l’IRIS. Nous avons travaillé sur l’utilité sociale du football et la manière de lier sport, citoyenneté et insertion, sur la base de ce que nous avions initié au SAS Foot avec « plus que du sport »
  • En tant que Président d’EcoTer, je suis allé visiter une recyclerie exemplaire Porte de Clignancourt à Paris, un modèle qui pourrait être implanté dans les Vosges pour créer de nouveaux emplois en entreprise d’insertion. Si le Gouvernement met fin à sa politique destructrice de toute initiative en ce sens.
  • J’ai rencontré Gilles Ducassé, délégué général adjoint d’Emmaus France et une délégation à propos des outils de la politique de l’emploi qui sont malmenés par le Gouvernement, ainsi que sur la baisse des contrats aidés dont j’ai demandé par amendement qu’ils soient maintenus.
  • Séquence de travail avec l’APF, l’ADAPEI et l’AVSEA sur la question importante des conditions d’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap dans les ESAT, les Entreprises adaptées ou en emploi protégé au sein d’une entreprise classique. En rapport avec mes fonctions au sein de la Commission des Affaires sociales, je veux toujours puiser sur le terrain des expériences et des besoins qui pourraient faire l’objet d’amélioration au plan national.
  • Réunion très intéressante avec les représentants de l’Hospitalisation à Domicile au sein de la Maison de Santé Saint-Jean, portée par le centre Hospitalier Emile-Durkheim. Nous avons longuement échangé sur le rôle à la fois social, sociétal et sur l’efficience de l’hospitalisation à domicile en complément de l’hospitalisation traditionnelle, un moyen efficace dans la lutte contre les déserts médicaux en milieux ruraux. Ces échanges se poursuivront dans un cadre plus général, je vous en ferai part.
  • J’ai reçu à mon cabinet parlementaire les maires de Sercoeur, Vomécourt et Padoux ainsi que Véronique Marcot, Vice-Présidente du Département en charge des routes, afin de contribuer à renouer le dialogue à propos de l’axe Epinal-Rambervillers. Martine Gimmillaro suit ce dossier de près à mes côtés.
  • Après avoir rencontré les Jeunes Agriculteurs dans une exploitation de la Chapelle aux Bois en juillet sur la question des difficultés liées à l’installation ou à la reprise d’exploitations agricoles, j’ai été invité par la Chambre d’Agriculture des Vosges, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs à une après-midi d’échanges sur « la Ferme Vosges » au sein de notre circonscription. La filière agricole est importante dans notre territoire et mérite une attention particulière : 590 exploitations qui produisent pour l’essentiel de l’élevage (13.000 vaches laitières), 44.000 ha de surfaces agricoles, 48.000 ha de forêts dont 30 % privées, 21 jeunes agriculteurs installés en 2015 et 2016 dans la circonscription… ces contacts réguliers sont essentiels pour un Député qui se veut proche des réalités vécues par nos concitoyens.
  • J’ai cosigné une tribune avec le député Julien Aubert titrées « RSI : le faux nez d’une étatisation de la Sécurité sociale » considérant que la réforme, présentée comme une « simplification », créera plus de problèmes qu’elle n’en résoudra. Au lieu d’avoir un seul guichet comme avant, les indépendants en auront, au sein du régime général, au moins trois (CPAM, Cipav, Carsat), sans compter les URSSAF qui s’occuperont du recouvrement des cotisations avec le même programme informatique défaillant (le SNV2) (avec photo agriculteurs)

Intervention à la tribune de l’Assemblée

Je suis intervenu dans une très longue soirée de débats publics en tant que rapporteur pour avis de la mission « travail et emploi » pour le projet de Loi de Finances 2018. Extraits.

« La baisse de 2,7 milliards d’euros des crédits de la mission « Travail et emploi », est moins obtenu par des réformes de fond que par le brusque coup d’arrêt à la multiplication des emplois aidés et des programmes d’exonération de cotisations mis en place par le précédent gouvernement.

Ce budget montre également la volte-face d’un gouvernement, qui a abondé les crédits en plein été pour augmenter de 280 000 à 320 000 le nombre des contrats aidés en 2017, avant de donner un coup d’arrêt brutal à cette politique en septembre.
Comment pourra se concrétiser une exigence d’accompagnement et de formation sans crédit fléché vers les bénéficiaires des contrats aidés maintenus ?

J’en rajouterai une troisième : pourquoi diminuez d’un tiers la prise en charge des 200 000 contrats restants, en mettant en péril le modèle économique d’un grand nombre de structures de l’économie sociale et solidaire qui les emploient ?

Ces tours de passe-passe concernent également les entreprises adaptées. Le Gouvernement prévoit une baisse de 4 % du montant unitaire de l’aide au poste et de 18 % de la subvention spécifique destinée au suivi social, à l’accompagnement et à la formation spécifiques de la personne handicapée.

Cependant, le thème que j’ai choisi de développer dans mon rapport pour avis concerne les structures d’insertion par l’activité économique (IAE). Elles ont pour mission d’aider les personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières à se réinsérer progressivement sur le marché du travail.

Aujourd’hui, les 3 722 structures conventionnées relevant de l’IAE emploient près de 132 000 salariés en voie d’insertion pour une durée de 24 mois généralement. Pour les personnes les plus exclues de l’emploi, titulaires d’un minimum social ou chômeurs de longue durée, elles représentent un tremplin vers l’insertion et l’occasion de retrouver le sens de l’activité. Pour les collectivités et les personnes qui les soutiennent, elles sont une espérance que, face au chômage, il est possible de passer d’une approche passive à une approche active.

Depuis 2014, leur financement repose sur des aides au poste variant suivant le type de structure, accompagnées d’une modulation (en théorie de 0 à 10 %) en fonction de critères de résultats en matière d’accueil et d’insertion. (…) Or, de nombreuses structures que j’ai rencontrées voient des pistes de croissance potentielle leur échapper, du fait de l’absence de postes supplémentaires. »

agenda

J’ai travaillé avec deux collègues députés, Arnaud Viala et Fabrice Brun, afin de cosigner deux propositions de Loi  présentées à l’ordre du jour de l’Assemblée le 12 octobre. Elles sont relatives à :

  • « Restaurer la compétitivité de l’agriculture française et sa place centrale dans l’aménagement du territoire par l’allègement des charges administratives et fiscales indues et l’équité des conditions de la concurrence ». Ce texte de 22 articles contient plusieurs mesures pragmatiques répondant aux défis auxquels l’agriculture est confrontée : contraintes administratives, relations contractuelles avec les distributeurs, urbanisme, fiscalité. J’ai souhaité m’associer à ces travaux par conviction profonde que l’agriculture française ne souffre pas d’un manque de subventions, mais avant tout de la paperasse excessive et de prix d’achat anormalement bas, avec des règles de concurrence intra-européenne mal coordonnées.
  • « Maintenir les compétences « eau » et « assainissement » dans les compétences optionnelles des communautés de communes et des communautés d’agglomération ». ce texte est plus technique, mais le Député doit aussi défendre des dispositions qui permettent d’aider les collectivités locales. En effet, la loi NOTRe du 7 août 2015 impose que les compétences « eau » et « assainissement » deviennent obligatoires pour les communautés de communes et les communautés d’agglomération à compter du 1er janvier 2020. Or je considère que la commune doit pouvoir gérer elle-même ses propres compétences, sachant de surcroît qu’elle reste compétente en matière de distribution d’eau potable)

J’ai aussi organisé deux groupes de rencontres :

  • Avec les directeurs de Centre de Formation pour Apprentis de la circonscription, pour échanger sur la difficulté de recruter des élèves dans des filières qui offrent de nombreux emplois. Attractivité des professions et des métiers, revalorisation de la formation, exemplarité de parcours de réussites, campagne nationale appuyée par l’Etat à solliciter, les pistes de travail ne manquent pas. Je serai à leur côté pour poursuivre le travail.
  • Avec des élus et maires de communes urbaines et rurales, des présidents d’associations et des représentants des associations de l’Economie Sociale et Solidaire, pour travailler ensemble sur la baisse des financements aux emplois aidés. Cette mesure est totalement contre-productive : nous avons besoin, quelles que soient nos sensibilités politiques, de soutenir celles et ceux qui sont éloignés de l’emploi, c’est la seule solution pour limiter le coût social du sous-emploi en France.

Les foulées roses spinaliennes : quel succès !

   Mes plus chaleureuses félicitations à Brigitte Rom et ses équipes de la Ligue contre le Cancer pour cette nouvelle édition des Foulées roses ! quel succès à Epinal, plus de 3600 coureuses courageuses qui ont bravé la météo peu favorable ce matin.

pour celles et ceux qui m’ont demandé ce matin, le but est triple :

– communiquer sur la lutte contre le cancer
– récolter des fonds (sur les inscriptions notamment)
– engager tout un chacun à poursuivre les dons sur : www.ligue-cancer.net/faire_un_don/en_ligne

Coordonnées :

Ligue contre le Cancer section Vosges
9 rue Jean Jaurés 88000 Epinal
PERMANENCE
du lundi au vendredi 9h-12h Lundi et jeudi 13h-17h Vendredi 13h-16h
03 29 33 29 16 – cd88@ligue-cancer.net

Inauguration à Dommartin-aux-Bois

            Inauguration le 30 septembre de la Mairie, de la salle polyvalente et de l’atelier municipal « la Halle » de Dommartin-aux-Bois. Au delà du fait de souligner la qualité des travaux réalisés, c’est l’engagement personnel du maire Patrick Rambaut et de son équipe que j’ai voulu mettre en avant.

De plus, ces travaux montrent une nouvelle fois l’importance qu’a pu avoir la Réserve parlementaire. Mobilisée par Michel Heinrich, en 2014, elle a permis d’apporter une subvention complémentaire de 5600 €, ce qui est non négligeable pour boucler le plan de financement pour une commune rurale qui dispose de peu de moyens.

une nouvelle fois, je peux redire que je suis totalement opposé à sa suppression, c’était totalement démagogique de par le Gouvernement, laissant croire que la Réserve parlementaire se donnait au petit bonheur la chance. Bien sûr que non. La réserve parlementaire était gérée comme les autres subventions, et venait compléter les apports d’autres collectivités pour permettre la réalisation de tels projets, et ceci en totale transparence vu qu’elle était publiée, et que nous l’avons évoqué lors de la cérémonie.

Bravo à toute l’équipe municipale pour ces travaux utiles et importants.