Intervention au Parlement sur le CETA

Les propos que je vais tenir ne sont pas le fruit de la position commune du groupe Les Républicains. Notre groupe a en effet, sur ce sujet, des positions variées. J’en profite d’ailleurs pour remercier notre président, Christian Jacob, de nous permettre d’exercer notre mandat en nous laissant la liberté de nous exprimer, d’autant plus que, me semble-il, celle-ci n’existe pas sur tous les bancs de cet hémicycle.

 

mon intervention à suivre ici :
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5499693_5a731bbe94644.2eme-seance–resolution-sur-la-ratification-du-ceta-par-voie-referendaire-suite–acces-a-leau–1-fevrier-2018?timecode=4103435

LCP : une belle initiative

J’ai été choisi par LCP – La Chaîne Parlementaire pour être le premier invité de l’année de l’émission « J’aimerais Vous Y Voir »…

Objectif : provoquer une immersion du Député dans une entreprise de sa circonscription, toute une journée, et suivre les directives d’un agent demaîtrise chargé de lui expliquer son métier et lui confier des tâches simples, en toute sécurité.

Ce matin, je ne savais pas où j’allais (vraiment !!)

Rendez-vous au cabinet parlementaire à 7h

Le seul échange que j’avais eu se résumait ainsi : « Nous avons trouvé un métier dans votre circonscription pour la journée du 11 janvier.
Il faudra que vous réserviez votre journée de 7h à 17h.
Aussi, préparez des vêtements chauds, car vous risquez d’être souvent en extérieur. Merci de nous donner votre pointure afin que nous vous trouvions des chaussures adéquates. »

Je ne veux pas dévoiler le sujet (tout le monde observera que j’ai passé la journée dans une scierie !) et vous informerai de la date de diffusion, d’ici quelques semaines. Je donnerai alors mon retour personnel sur les enseignement de cette journée utile et très intéressante.

Meilleurs Voeux pour 2018 !

Je vous souhaite à toutes et tous une très agréable année 2018 : qu’elle vous apporte satisfactions, petits et grands bonheurs, dans votre vie personnelle et familiale, tout comme dans votre parcours de formation, de recherche d’emploi ; dans vos démarches d’insertion, votre environnement professionnel ou une retraite épanouie.

Santé, enthousiasme, réussite dans vos projets les plus simples ou les plus fous… Que 2018 soit pour vous une très belle année.

avec toute mon amitié,

Votre Député

Rencontre avec Arnaud Teyssier, biographe de Philippe Séguin

A lire pour se souvenir de ce que Philippe Séguin a apporté au débat national. Héritier du gaullisme social, il avait une vraie vision pour la France. Un grand homme, auprès de qui j’ai beaucoup appris.

Merci à Arnaud Teyssier pour ce travail historique remarquable qui remet en perspective la pensée d’un homme d’exception qui aurait mérité encore plus de reconnaissance de son vivant. Son analyse sans complaisance, sa verve, ses bons mots, ses coups de gueule, son côté séducteur aussi nous manquent.

J’ai eu grand plaisir à l’inviter pour évoquer Philippe Séguin samedi 2 décembre, devant une assemblée captivée par ses anecdotes et l’hommage du biographe à ce personnage illustre. 

Groupe de travail sur le financement de la vie associative

J’ai participé à une séance de travail, sous l’égide de la Fondation de France, relative à la vie associative, et notamment à ses difficultés de financement. Je suis également intervenu à l’Assemblée Nationale sur ce sujet, fort de mes expériences locales en la matière et des échanges avec un collectif vosgien d’associations avec lequel j’ai travaillé la semaine passée.

Défense des droits des salariés de filiales françaises de groupes internationaux

Gérard Cherpion, en tant qu’orateur pour le groupe Les Républicains et spécialiste des questions travail-emploi, et moi-même en tant que coordinateur pour le groupe Les Républicains de la Commission des affaires sociales, avons réussi à nous faire entendre du Gouvernement et de la majorité en faisant adopter plusieurs amendements ! Ainsi, sous notre impulsion, la fermeture de filiales françaises de groupes internationaux ne sera pas possible en cas de fraude de ces entreprises. Cette mesure n’enlève en rien à la liberté des entreprises, mais protège les salariés français des rares entreprises frauduleuses. Nous avons également permis de renforcer les droits des salariés lorsqu’ils refusent un accord de compétitivité.

Débouché ferroviaire sud

Sillon Lorrain : en tant que conseiller communautaire, j’ai siégé au dernier conseil syndical du Sillon Lorrain. La Délégation spinalienne a validé le débat d’orientation budgétaire 2018 du Pôle métropolitain au sein duquel l’agglomération d’Epinal tient à développer des projets importants, comme le débouché ferroviaire sud via la ligne Nancy-Epinal-Belfort-Belfort TGV. J’apporte mon soutien total à ce projet pour lequel Michel Heinrich s’est engagé de longue date, et j’ai d’ailleurs cosigné un courrier au Premier Ministre et à la Ministre des Transports, avec les autres parlementaires Vosgiens à ce propos, en complément.

Défendre un projet, ce n’est pas s’opposer par doctrine…

J’ai été nommé, en tant que Député, pour siéger au sein du Conseil national de l’Insertion par l’Activité Economique (CNIAE), entité directement rattachée auprès du Premier ministre afin de conduire des réflexions sur l’IAE, de coordonner les acteurs et d’impulser des initiatives.

Par ailleurs, suite à l’avis parlementaire que j’ai rendu sur le budget « Travail et Emploi » 2018, et notamment sur les crédits alloués à l’Insertion par l’Activité Economique, j’ai été reçu à l’Hôtel Matignon ce lundi 14 novembre, afin d’évoquer les propositions que j’ai pu faire dans le cadre de ce rapport.

L’insertion des hommes et des femmes éloignés de l’emploi doit être une priorité. La baisse du nombre de demandeurs d’emplois, outre les impacts social et sociétal évidents, a des conséquences économiques sur la compétitivité des entreprises qui verront le coût du travail baisser.

J’ai défendu mes convictions sur l’IAE lors des débats à l’Assemblée Nationale relatifs au Projet de Loi de Finances 2018. L’IAE est outil d’inclusion professionnelle et de développement territorial qui a fait ses preuves. C’est avec le regard de Président du Pôle

EcoTer et grâce aux liens de proximité établis avec les associations et entreprises d’insertion que j’ai pu proposer et défendre des amendements qui à mon sens, dépassent les questions de sensibilité politique.

Je fais d’ailleurs le constat que l’échange est plus ouvert à Matignon qu’avec mes collègues de l’Assemblée, les députés « En marche » refusant dogmatiquement et systématiquement tous les amendements que nous déposons et défendons.

l’agenda

  • Réunion de travail avec les Présidents des 3 chambres consulaires (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Chambre d’Agriculture) pour réfléchir sur leurs missions de service public et sur la manière d’appréhender les coupes sombres dans le budget des consulaires
  • Vendredi 10, j’ai passé l’après-midi auprès des Jeunes Dirigeants, en visitant deux sociétés (Vangilve et Sumiriko à Epinal), avant de participer à une conférence débat avec les chefs d’entreprises Vosgiens.
  • J’ai rencontré Nathalie Boy de la Tour, Présidente de la Ligue Française de Football, ainsi que de Pascal Boniface de l’IRIS. Nous avons travaillé sur l’utilité sociale du football et la manière de lier sport, citoyenneté et insertion, sur la base de ce que nous avions initié au SAS Foot avec « plus que du sport »
  • En tant que Président d’EcoTer, je suis allé visiter une recyclerie exemplaire Porte de Clignancourt à Paris, un modèle qui pourrait être implanté dans les Vosges pour créer de nouveaux emplois en entreprise d’insertion. Si le Gouvernement met fin à sa politique destructrice de toute initiative en ce sens.
  • J’ai rencontré Gilles Ducassé, délégué général adjoint d’Emmaus France et une délégation à propos des outils de la politique de l’emploi qui sont malmenés par le Gouvernement, ainsi que sur la baisse des contrats aidés dont j’ai demandé par amendement qu’ils soient maintenus.
  • Séquence de travail avec l’APF, l’ADAPEI et l’AVSEA sur la question importante des conditions d’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap dans les ESAT, les Entreprises adaptées ou en emploi protégé au sein d’une entreprise classique. En rapport avec mes fonctions au sein de la Commission des Affaires sociales, je veux toujours puiser sur le terrain des expériences et des besoins qui pourraient faire l’objet d’amélioration au plan national.
  • Réunion très intéressante avec les représentants de l’Hospitalisation à Domicile au sein de la Maison de Santé Saint-Jean, portée par le centre Hospitalier Emile-Durkheim. Nous avons longuement échangé sur le rôle à la fois social, sociétal et sur l’efficience de l’hospitalisation à domicile en complément de l’hospitalisation traditionnelle, un moyen efficace dans la lutte contre les déserts médicaux en milieux ruraux. Ces échanges se poursuivront dans un cadre plus général, je vous en ferai part.
  • J’ai reçu à mon cabinet parlementaire les maires de Sercoeur, Vomécourt et Padoux ainsi que Véronique Marcot, Vice-Présidente du Département en charge des routes, afin de contribuer à renouer le dialogue à propos de l’axe Epinal-Rambervillers. Martine Gimmillaro suit ce dossier de près à mes côtés.
  • Après avoir rencontré les Jeunes Agriculteurs dans une exploitation de la Chapelle aux Bois en juillet sur la question des difficultés liées à l’installation ou à la reprise d’exploitations agricoles, j’ai été invité par la Chambre d’Agriculture des Vosges, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs à une après-midi d’échanges sur « la Ferme Vosges » au sein de notre circonscription. La filière agricole est importante dans notre territoire et mérite une attention particulière : 590 exploitations qui produisent pour l’essentiel de l’élevage (13.000 vaches laitières), 44.000 ha de surfaces agricoles, 48.000 ha de forêts dont 30 % privées, 21 jeunes agriculteurs installés en 2015 et 2016 dans la circonscription… ces contacts réguliers sont essentiels pour un Député qui se veut proche des réalités vécues par nos concitoyens.
  • J’ai cosigné une tribune avec le député Julien Aubert titrées « RSI : le faux nez d’une étatisation de la Sécurité sociale » considérant que la réforme, présentée comme une « simplification », créera plus de problèmes qu’elle n’en résoudra. Au lieu d’avoir un seul guichet comme avant, les indépendants en auront, au sein du régime général, au moins trois (CPAM, Cipav, Carsat), sans compter les URSSAF qui s’occuperont du recouvrement des cotisations avec le même programme informatique défaillant (le SNV2) (avec photo agriculteurs)

Intervention à la tribune de l’Assemblée

Je suis intervenu dans une très longue soirée de débats publics en tant que rapporteur pour avis de la mission « travail et emploi » pour le projet de Loi de Finances 2018. Extraits.

« La baisse de 2,7 milliards d’euros des crédits de la mission « Travail et emploi », est moins obtenu par des réformes de fond que par le brusque coup d’arrêt à la multiplication des emplois aidés et des programmes d’exonération de cotisations mis en place par le précédent gouvernement.

Ce budget montre également la volte-face d’un gouvernement, qui a abondé les crédits en plein été pour augmenter de 280 000 à 320 000 le nombre des contrats aidés en 2017, avant de donner un coup d’arrêt brutal à cette politique en septembre.
Comment pourra se concrétiser une exigence d’accompagnement et de formation sans crédit fléché vers les bénéficiaires des contrats aidés maintenus ?

J’en rajouterai une troisième : pourquoi diminuez d’un tiers la prise en charge des 200 000 contrats restants, en mettant en péril le modèle économique d’un grand nombre de structures de l’économie sociale et solidaire qui les emploient ?

Ces tours de passe-passe concernent également les entreprises adaptées. Le Gouvernement prévoit une baisse de 4 % du montant unitaire de l’aide au poste et de 18 % de la subvention spécifique destinée au suivi social, à l’accompagnement et à la formation spécifiques de la personne handicapée.

Cependant, le thème que j’ai choisi de développer dans mon rapport pour avis concerne les structures d’insertion par l’activité économique (IAE). Elles ont pour mission d’aider les personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières à se réinsérer progressivement sur le marché du travail.

Aujourd’hui, les 3 722 structures conventionnées relevant de l’IAE emploient près de 132 000 salariés en voie d’insertion pour une durée de 24 mois généralement. Pour les personnes les plus exclues de l’emploi, titulaires d’un minimum social ou chômeurs de longue durée, elles représentent un tremplin vers l’insertion et l’occasion de retrouver le sens de l’activité. Pour les collectivités et les personnes qui les soutiennent, elles sont une espérance que, face au chômage, il est possible de passer d’une approche passive à une approche active.

Depuis 2014, leur financement repose sur des aides au poste variant suivant le type de structure, accompagnées d’une modulation (en théorie de 0 à 10 %) en fonction de critères de résultats en matière d’accueil et d’insertion. (…) Or, de nombreuses structures que j’ai rencontrées voient des pistes de croissance potentielle leur échapper, du fait de l’absence de postes supplémentaires. »