rapporteur pour avis de la Commission des Affaires sociales.

Je suis intervenu ce matin dans l’hémicycle pour introduire les débats sur le volet « emploi – travail » du projet de Loi de Finances 2019, en tant que rapporteur pour avis de la Commission des Affaires sociales.

Voici les éléments que j’ai avancés:

« Je fais partie de ceux qui sont convaincus sur nos bancs qu’il est de la responsabilité de notre pays d’investir dans les politiques publiques de l’emploi pour permettre à chacun de nos concitoyens de s’émanciper par le travail.

Même si la situation économique du pays était plus prospère et la croissance plus généreuse qu’aujourd’hui, cela ne suffirait pas pour permettre aux femmes et aux hommes durablement éloignés du travail de retrouver le chemin de l’emploi.

Force est de constater cependant que les crédits consacrés à la politique de l’emploi dans le projet de loi de finances pour 2019 ne sont pas à la hauteur de cet enjeu.

Pour le deuxième exercice de cette législature, le budget de la mission « Travail et emploi » est en effet marqué par une forte contraction des crédits de paiement, qui atteignent 12,4 milliards d’euros, soit deux milliards d’euros de moins qu’en 2018, à périmètre comparable. (…)

Comment un employeur peut-il décemment prendre la responsabilité d’accompagner et de former une personne très éloignée de l’emploi, en y consacrant du temps et de l’énergie, sans bénéficier d’une contrepartie financière adaptée ? Les petites associations dans le secteur social, le sport ou la culture n’ont bien souvent pas d’autre choix que de renoncer à leurs efforts d’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi. (…)

J’ai déposé en ce sens plusieurs amendements visant à adapter les crédits de la mission, et j’espère sincèrement qu’ils recueilleront votre assentiment. »

Je suis intervenu ce matin dans l'hémicycle pour introduire les débats sur le volet "emploi – travail" du projet de Loi de Finances 2019, en tant que rapporteur pour avis de la Commission des Affaires sociales. Voici les éléments que j'ai avancés:« Je fais partie de ceux qui sont convaincus sur nos bancs qu’il est de la responsabilité de notre pays d’investir dans les politiques publiques de l’emploi pour permettre à chacun de nos concitoyens de s’émanciper par le travail. Même si la situation économique du pays était plus prospère et la croissance plus généreuse qu’aujourd’hui, cela ne suffirait pas pour permettre aux femmes et aux hommes durablement éloignés du travail de retrouver le chemin de l’emploi. Force est de constater cependant que les crédits consacrés à la politique de l’emploi dans le projet de loi de finances pour 2019 ne sont pas à la hauteur de cet enjeu. Pour le deuxième exercice de cette législature, le budget de la mission « Travail et emploi » est en effet marqué par une forte contraction des crédits de paiement, qui atteignent 12,4 milliards d’euros, soit deux milliards d’euros de moins qu’en 2018, à périmètre comparable. (…)Comment un employeur peut-il décemment prendre la responsabilité d’accompagner et de former une personne très éloignée de l’emploi, en y consacrant du temps et de l’énergie, sans bénéficier d’une contrepartie financière adaptée ? Les petites associations dans le secteur social, le sport ou la culture n’ont bien souvent pas d’autre choix que de renoncer à leurs efforts d’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi. (…)J’ai déposé en ce sens plusieurs amendements visant à adapter les crédits de la mission, et j’espère sincèrement qu’ils recueilleront votre assentiment. »

Gepostet von Stéphane Viry am Freitag, 9. November 2018

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